LE SITE DU MOULIN

 

           LES MOULINS DE SAINT BLAISE

Nombreux sont les visiteurs du moulin du village qui, attirés par une exposition, admirent les installations et posent des questions sur l’histoire et le vécu de ce lieu, si important dans le passé pour la vie des habitants. Notre totale ignorance nous a poussés à faire quelques recherches et nous avons ouvert le livre de Charles –Alexandre Fighiera. Voici ce que nous y avons découvert.

En 1285, le terroir de Saint Blaise est doté d ‘un moulin par Guillaume de Berre, Père Abbé de l’abbaye de Saint Pons et seigneur de Saint Blaise.

Ce moulin, dont on ne précise pas s’il était à huile ou à farine, est actionné par l’eau du Var.

En effet, par un acte du 12 mai 1285, Bertrand de Berre, coseigneur de la Roquette, accorde à l’abbé Guillaume de Berre, la faculté de faire une dérivation de l’eau de ce fleuve sur le territoire de la Roquette pour la conduire au moulin de Saint Blaise ; il l’autorise aussi à prendre sur ledit territoire tout le bois nécessaire pour construire la prise d’eau et le béal ou aqueduc.

En retour, l’Abbé s’engage à payer annuellement aux seigneurs de la Roquette une livre de poivre.

Et oui, vous avez bien lu, à cette époque, les épices étaient fort appréciés et encore rares. Il est logique de situer ce moulin dans la Plaine, près du Var.

Et puis , il y a ce grand vide de près de deux siècles pendant lequel  » ce fief de Saint Blaise est qualifié d’inhabité  » disent les historiens, sans pouvoir nous en donner les raisons.

Il faudra attendre 1590 pour que soit entrepris le défrichement et le repeuplement du territoire de Saint Blaise. En 1653 un prêtre dénommé Jacques et le sieur Pierre–Antoine Raynaud, copropriétaires du quarton de la Siga complanté de figuiers et d ‘oliviers, sont obligés d ‘aller à Levens pour faire triturer leurs olives.

A cette date il n’y a donc pas de moulins à huile à Saint Blaise et ces personnes, considérant comme excessifs les droits imposés par la commune de Levens, ont projeté de construire un édifice à sang, c’est à dire actionné par une bête de somme, dans la maison rurale existant sur le dit quarton, ainsi qu’un petit four à pain destiné à leur usage personnel.

Le 28 février 1653, un acte leur donne satisfaction, et les autorise même à triturer les olives des autres propriétaires en leur faisant payer le droit de moûture qui leur plaira. Cette concession faisait obligation aux bénéficiaires de livrer 10 livres ( soit environ 3 kg 300 ) d ‘huile d ‘olive lampante chaque année, pour la fête de Pâques.

Vers la fin du 17 ème siècle un édifice à huile est bâti à Sant Andrio ( Saint André ).

Quand, en 1781, le chevalier Victor-Thomas Guibert fait donation de ses terres à son neveu, l ‘acte précise qu’une grande maison civile et rurale y est construite avec grenier à foin et moulin à huile. On trouve donc, au début du 18 ème siècle, au moins trois moulins à Saint Blaise.

Mais nous manquons de documents sur les moulins qui furent bâtis par la suite ( et dont subsistent quelques ruines ) et sur l’implantation exacte de ceux dont les archives nous ont révélé l ‘existence. Nous continuons nos recherches !…

Aujourd’hui ne subsiste que ce dernier Moulin du 18ème siècle minutieusement restauré que les visiteurs peuvent admirer et qui abrite périodiquement des expositions artistiques.

Texte de Simone RIVIER (Club des ainés de Saint Blaise)

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